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ECONOMIE

Primeurs: on attend avec impatience le retour du beau temps

Les remontées de température de cette semaine redonnent de l’espoir aux producteurs légumiers et fruitiers.

Primeurs: on attend avec impatience le retour du beau temps
Ariane Salem
Le 12 février 2015 à 17h34 | Modifié 12 février 2015 à 17h34

La vague de froid exceptionnelle a retardé l’ensemble des cultures, et la filière enregistre des niveaux bas de récolte en ce mois de février.

Pourtant, les retards et la sous-production devraient continuer de marquer cette campagne 2014/2015. Bilan de parcours avec Sâad Souleimani, secrétaire général de l’APEFEL (association marocaine des producteurs et producteurs exportateurs de fruits et légumes).

La récolte journalière très en-deçà des moyennes habituelles

Les agriculteurs n’ont pas été bénis par les cieux cette année: un début de campagne très aride, de fortes inondations en novembre et une vague de froid qui ne semble toujours pas se lever.

Des conditions très inhabituelles qui ont posé plus d’un problème aux cultivateurs. Les inondations ont provoqué des dégâts à la fois sur les structures et sur les cultures. Ces dernières sont restées un moment inaccessibles, les vergers devenus impraticables du fait des ornières d’eau laissées par les trombes pluies.

Aujourd’hui, les effets des inondations se font encore ressentir: les maladies fongiques se sont développées sous les serres et dans les vergers par l’effet de l’humidité et n’ont épargné aucune culture.

Le traitement fongique est long, certains vergers sont complètement morts. Si bien qu’on ne peut toujours pas établir un bilan définitif des dégâts sur les cultures.
A cela s’ajoutent des minimales thermales très basses depuis décembre.

Depuis cette semaine, on espère un réchauffement, mais la remontée des minimales n’est pas encore au rendez-vous.

Le froid devrait se prolonger encore une semaine. Les semis printaniers (melons, courgettes) plantés en décembre sont toujours bloqués. 

A partir de février, on récolte normalement 800 kg à 1 tonne de tomates par hectare et par jour. Ce mois-ci, on se trouve plutôt aux alentours des 300/400 kg, une réduction de plus de la moitié de la récolte.

On n’attend donc la remontée des minimales pour rattraper ces retards de croissance. La fin de campagne et surtout les deux prochaines campagnes s’annoncent de meilleur augure, puisque la forte pluviométrie de novembre a rempli à 100% les nappes et fortement les barrages. Les agriculteurs devraient donc être tranquillisés pour 2 ou 3 ans.

 

Retards dans le programme d’exportation

 

Les chiffres atteints par l’exportation au 20 janvier reflètent ce recul de la production. Les exportations totales des primeurs sont en retrait de 5% par rapport à l’année dernière à la même période.

Les tomates ne semblent pas les plus touchées avec un recul de 3%, mais ce sont bien les légumes divers (-13%) et les fruits (-33%).

 

Ces retards de production entraînent des problèmes avec les partenaires commerciaux, qui accusent des retards de livraison.

Certains sont même venus in situ constater les raisons climatiques de ces retards. Mais les autres exportateurs de l’UE, Espagne, un peu les Iles Canaries, connaissent le même problème. Les exportateurs marocains ne semblent pas plus épargnés que les autres.

 

 

2013/2014 (arrêté au 20.01) en tonnes

2014/2015 (arrêté au 20.01) en tonnes

Glissement annuel

Exportation des primeurs

332.229

 

313.653

 

-5,6%

Exportation des tomates

206.922

 

200.766

 

-3%

Exportation des légumes divers

116.389

 

100.528

 

-13%

Exportation des fruits divers

9.018

 

13.538

 

-33%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peu de renouveau dans les débouchés

Ces difficultés rencontrées par la filière freinent son expansion. Les exportateurs ne cherchent pour le moment pas à conquérir de nouveaux marchés. La priorité est le déploiement sur le marché russe, qui canalise 13% des exportations des primeurs.

La logistique est en place avec un départ de 4 cargos par semaine d’Agadir. On tente bien des rapprochements avec l’Amérique du Nord, mais la fenêtre d’opportunité est très étroite.

Les besoins marocains se font ressentir entre janvier et février et pour une période si courte, la logistique est encore trop coûteuse. 

Pour le débouché de la transformation, pour la valorisation des produits agricoles, tout laisse à croire que la coordination entre les agriculteurs et la filière agro-alimentaire est inexistante. «On ne sait pas ce qu’ils font», lâche même M. Souleimani.

En vérité, les producteurs se débattent pour livrer une offre suffisante à leurs débouchés classiques, le temps n’est pas venu de leur parler de nouveaux horizons.

 

 

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Ariane Salem
Le 12 février 2015 à 17h34

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