VIH et syphilis dépistés grâce à un smartphone
Développé aux Etats-Unis, un accessoire de smartphone bon marché permet d’identifier la présence du sida ou la syphilis dans le sang.
Cet appareil reproduit pour la première fois toutes les fonctions mécaniques, optiques et électroniques d'un système d'analyse de laboratoire, précisent mercredi 4 février ses concepteurs dans la revue médicale américaine Science Translational Medicine.
Le petit accessoire, qui peut être branché sur un smartphone ou un ordinateur, a récemment été testé par des personnels de santé au Rwanda. Ils ont analysé une goutte de sang prélevée sur le doigt de 96 femmes recrutées dans le cadre d'un programme de prévention de la transmission du sida de la mère à l'enfant.
«Nos travaux montrent qu'une analyse complète de laboratoire peut être effectuée par un accessoire de smartphone», se félicite Samuel Sia, professeur d'ingénierie biomédicale à l'Université Columbia à New York, principal auteur de cette invention.
«Combiner la technique des microfluides avec les récentes avancées dans l'électronique grand public peut rendre certains diagnostics de laboratoire accessibles à presque toutes les populations ayant accès aux smartphones», explique-t-il, ajoutant que «cela peut transformer la manière dont les services de santé sont prodigués partout dans le monde».
Un coût défiant toute concurrence
Suffisamment petit et léger pour tenir dans une seule main, cet accessoire aux mensurations idéales possède également une autre qualité loin d’être négligeable : il peut en effet être produit en usine à un coût de 34 dollars, soit nettement moins que les 18.450 dollars de l'équipement équivalent de laboratoire, selon les chercheurs.
De plus, en misant sur l’électricité produite par le smartphone, les concepteurs ont trouvé un moyen ingénieux de contourner les problèmes de consommation électrique récurrents dans les pays où la distribution énergétique est aléatoire. L’accessoire est aussi très solide, requiert peu de formation pour l'utiliser et ne nécessite aucun entretien, ont fait valoir ces ingénieurs.
(Avec AFP)
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