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Tanger l’été: Entre la chambre de Matisse et la suite Messi

L’été a démarré avec le ramadan et les premiers clients ont commencé, ce week-end,  à prendre leurs vacances notamment au Mirage et au Grand Hôtel Villa de France, deux établissements prestigieux qui ont fait l’objet de travaux récemment.

Tanger l’été: Entre la chambre de Matisse et la suite Messi

Le 14 juillet 2014 à 14h58

Modifié 14 juillet 2014 à 14h58

L’été a démarré avec le ramadan et les premiers clients ont commencé, ce week-end,  à prendre leurs vacances notamment au Mirage et au Grand Hôtel Villa de France, deux établissements prestigieux qui ont fait l’objet de travaux récemment.

Au Mirage, les propriétaires viennent d’achever un cycle de rénovation et d’agrandissement démarré il y a plus de deux ans. Au Grand Hôtel Villa de France, la réouverture est effective depuis mi-juin après  une fermeture de 20 ans et de plus de 5 ans de travaux !

Rénové, agrandi et rafraîchi, le Grand Hôtel Villa de France qui se trouve rue de Hollande, face à la mosquée de Sidi Bouabid et de la Saint Andrew’s Church anglicane, a rajouté des chambres, agrandi sa piscine et obtenu un classement 5 étoiles. La direction y a fixé des prix comme au Minzah, à partir de 2.400 DH la chambre. Les deux établissements ont les mêmes propriétaires.

Malgré ses 5 étoiles, il faut sortir du Villa de France et aller au Minzah distant de 500 mètres pour un hammam, un sauna ou faire quelques kilomètres sur un tapis roulant… Peut-être un peu cher et surclassé pour un hôtel certes historique dont la réputation repose sur la chambre 35 où le peintre Henri Matisse a séjourné en 1911-1912. Pourtant, même un regard amateur peut constater quelques « bugs » au niveau de la décoration et de certaines rénovations.

Mais des membres du personnel annoncent des améliorations de la déco et des services qui vont se poursuivre, à commencer par la mise en service prochaine du site web de l’hôtel.

Le site Verychic.com a commercialisé l’hôtel au cours de la semaine dernière à 149 euros la nuit !

L’autre information hôtelière en ce début d’été est que, selon des sources professionnelles du secteur de l’hôtellerie à Tanger, la compagnie propriétaire anglo-luxembourgeoise à capitaux irakiens Restintica chercherait à vendre. Restintica a rencontré ces dernières années des difficultés à rénover et à rouvrir la Villa de France dans des conditions optimales et a été confronté à un important turnover de directeurs généraux au Minzah.

Au Mirage, où il existe une « suite Messi » pour la numéro 65 où a séjourné la star argentine en 2013, des travaux avaient démarré il y a 3 ans pour construire un nouveau pavillon avec une suite royale aux deux piscines privées et dotée d’une kitchenette et d’une petite cuisine, six suites « Messi » avec vue sur mer et un nouveau restaurant en terrasse. Le Mirage est situé sur une falaise rocheuse là où commence la côte atlantique marocaine juste au sud de Tanger.

Après avoir achevé cette importante tranche de travaux il y a deux ans, l’établissement avait fermé à l’automne 2013 pour rouvrir en juin dernier avec de nouveaux salons, de nouvelles terrasses, une nouvelle carte (comptez près de 900 DH pour deux) et un tour virtuel sur le site internet de l’hôtel.

La presse de Madrid surnomme le Mirage « l’hôtel des riches Espagnols » car le lieu a comme client régulier Felipe Gonzalez, mais il a accueilli José Rodriguez Zapatero, Emilio Butragueno, Antonio Banderas et Pédro Almodovar comme le signale la galerie de photos glamour disposée entre la réception et le restaurant.

La presse parisienne pourrait également parle de « l’hôtel des riches Français » car on y aperçoit parfois Catherine Deneuve, Carole Bouquet, Alain Delon et Javier Perez de Cuellar, mais Mobotu Sesé Séko et Ali Bongo n’y sont pas photographiés contrairement à Chirac, Sarkozy et au magnat du téléphone et des médias mexicain Carlos Slim.

Enfin, Le Mirage, on pourrait aussi l’appeler « l’hôtel des riches Marocains » avec  l’actuel ministre des Finances Salaheddine Mezzouar ou l’ancien ministre des Finances Fathallah Oualâlou qui ont aimé y séjourner.

De 2.400 DH, à 6.000 DH et plus, la chambre ou la suite

Au Mirage, il faut compter 2.400 DH pour une chambre en haute saison, entre 6.000 et 8.000 DH pour une suite « Messi » avec une grande terrasse au soleil et un océan à perte de vue. Pour la suite royale qui dispose de son entrée privée, de deux piscines privées, de son bureau « executive », de sa bibliothèque avec de vrais classiques à lire, de son salon et de ses sachets de thé Harrods ou Fortune & Masons selon les arrivages londoniens, il faut compter « quelques dizaines de milliers de dirhams » la nuit. « Le tarif est confidentiel et dépend de la saison et de la relation client » nous indique-t-on.

Il y a 30 ans, lorsque ses propriétaires actuels Ahmed, Abdeslam et Naima Chakkor l’avaient repris, c’étaient un café-restaurant de plage dont la salle à manger donnait sur le parking et les lavabos et la cuisine sur la mer !  Le menu, c’était de la paella et des fritures ;  du Coca, du Fanta et la grande époque de Sidi Harazem. Mais ça, c’était avant.


 

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