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“Lucifer" ou "4Real”, les prénoms les plus bizarres bannis à travers le globe

Le Maroc n'est pas le seul pays qui applique des restrictions sur les choix des prénoms. De l’Arabie-Saoudite à la Nouvelle Zélande le couperet tombe… mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose.

“Lucifer" ou "4Real”, les prénoms les plus bizarres bannis à travers le globe
Houda O.M.
Le 5 avril 2014 à 9h08 | Modifié 11 avril 2021 à 2h35

L’annonce d’une naissance est très souvent un événement d’intense bonheur, d’une béatitude qui vous prend et vous emporte jusqu’à ce tombe la question fatidique du prénom. Aie ! «Alors, comment on l’appelle?» Quelques mots qui peuvent conduire à d’interminables débats…

Si certains couples s’accordent rapidement sur un prénom classique, international, inventé ou relatif à une appartenance identitaire ultra spécifique; d’autres en revanche sont soumis à l’obligation de sceller le destin de leur progéniture en piochant dans une liste de prénoms préétablie ou en voyant leurs choix invalidés par les autorités.

Au Maroc, la Haute commission de l’état-civil a récemment toléré l’intégration de nouveau prénoms, qu’ils soient amazighs, hassanis ou hébraïques, à la condition qu’ils ne portent pas atteinte à la morale ou à l’ordre public. Une avancée notable qui tranche notamment avec la réglementation en vigueur dans un autre pays: l’Arabie Saoudite.

Dans ce pays de la péninsule arabique les autorités interdisent tous les prénoms faisant référence à la royauté, la religion ou n’ayant pas d’origines arabo-musulmanes. Exit les Malika (Reine), Malak (Ange), Amir (Prince), Rassoul (Messager), Jibril (Gabriel) mais également les Linda, Alice ou encore Lauren.

S’il convient en Arabie Saoudite de ménager les égos et ne pas froisser certaines sensibilités, au Japon revanche c’est le pragmatisme qui prime. La seule condition est d’opter pour un prénom que les Japonais seront en mesure de lire et d'écrire, autrement dit en kanji officiel uniquement. Petite concession néanmoins, les autorités locales interdisent les choix jugés inadaptés tels que «Akuma» qui signifie «Diable»…

L’Allemagne semble fidèle à sa réputation de rigueur, car ici, on ne brouille pas les pistes: les prénoms de garçons et ceux des filles doivent être fermement distincts! Les prénoms mixtes comme «Matti» n’ont donc aucun droit de cité. Une décision appliquée à la lettre par le Standesamt, organisme auquel échoit la décision d’autoriser ou non certaines fantaisies des parents telles que «Woodstock» ou «Stompie»… qui n’ont pas convaincu les officiers d’état-civil allemands.

La Norvège s’appuie également sur une réglementation très stricte héritée du XVIIe siècle qui poursuit la volonté de protéger l’enfant à tout prix, selon AP, contre l’emploi des prénoms aux consonances «étrangères» ou «bizarres». On y accepte alors les «Dits», «Fridvall», «Glisur» ou encore «Wrold» (comme quoi tout est relatif n’est-ce pas…) en revanche « Gesher » est formellement interdit. Une jeune mère en a d’ailleurs fait les frais en refusant de changer ce prénom qui lui serait apparu en rêve, selon elle, elle écope de deux jours d’emprisonnement.

Si au Danemark et au Portugal les responsables ont récemment interdit des «Monkey», «Pluto», «Nirvana , ou «Cheyenne» à des parents audacieux, la palme de l’extravagance revient sans aucun doute aux Néo-Zélandais.

Le Global Post a recensé une liste de 71 «prénoms», ayant réellement été envisagés par les parents, qui ne verront jamais le jour officiellement. Des terrifiants « 4Real », « Mafia No Fear » ou « Lucifer » concurrencent des pompeux et maladroits «King », « Majesti », ou moins glorieux « President »… sans parler des insultants « Anal »... Mais l’originalité ne semble pas connaître de limite dans ce pays, où certains parents n’ont pas souhaité s’encombrer d’alphabet. « 2nd », «.» (point à prononcer « period ») ou « * » (astérisque) ont également été présentés avant d’être écartés par les responsables… Bien qu’éloignés de cette culture méconnue, nous pensons que les enfants les remercieront sûrement plus tard.

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Houda O.M.
Le 5 avril 2014 à 9h08

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