Casablanca, 2e place financière africaine
La 15e édition du classement du Global Financial Centre Index (GFCI) fait entrer Casablanca dans le club très fermé des principales places financières du monde. Médias 24 a décortiqué le rapport du GFCI et revient sur les faits marquants pour le Maroc et la région Mena.
Le GFCI, qui classe les centres financiers en fonction de leur compétitivité, est obtenu grâce à l’agrégation de 103 indices de compétitivité dont ceux de la Banque mondiale, du WEF ou de l’OCDE d’une part et à l’évaluation de professionnels de la finance d’autre part.
Casablanca fait une entrée remarquée dans le classement
Propulsée directement à la 62e place du classement (sur 83 places financières répertoriées), Casablanca s’offre même le luxe de se classer juste devant Maurice, 63e, ce qui en fait la 2e place financière africaine derrière Johannesburg classée 50e, consacrant ainsi les ambitions africaines du Maroc.
Casablanca obtient ainsi une note de 622, sachant que les scores s’étendent de 786 pour New-York, première au classement à 423 pour Athènes qui ferme la marche.
Selon le questionnaire comparatif, Casablanca est la place financière la plus citée par les professionnels comme centre financier devant prendre de l’importance dans les prochaines années, devant Singapour, Hong-Kong ou Shanghai.
Le classement des places financières de la région MENA
Bien que ce soit Tel Aviv (21e au classement général avec un score de 692) qui soit la première place de la région Mena devant Qatar (26e avec un score de 687), Dubaï (29e avec un score de 684), Riyadh (31e avec un score de 682), Abu Dhabi (32e avec un score de 678), Bahrain (40e avec un score de 660), Istanbul (47e avec un score de 651), Johannesburg ( 50e avec un score de 647) et Casablanca (62e avec un score de 623), c’est la place de Dubaï qui est la plus plébiscitée par les professionnels ayant répondu au questionnaire.
Mais ce sont Riyadh et Bahrain qui ont le plus progressé au classement général par rapport au classement précédent, avec un gain de respectivement 16 places et 55 points et 12 places et 50 points. La progression de Johannesburg est également notable avec un gain de 55 points et 11 places.
L’indice GFCI évalue également le profil des places financières selon 3 dimensions: la connectivité qui mesure la notoriété de la place dans le monde (mondiale, transnationale ou locale), la diversité des services financiers offerts et la spécialité qui mesure la profondeur de certains secteurs industriels au sein de la place.
Casablanca est classée parmi les pays ayant une bonne profondeur et une notoriété de niveau transnational. Aucune place financière de la région Mena ou d’Afrique n’allie à la fois la profondeur et la diversité. Seule Dubaï est en meilleure position que Casablanca avec une notoriété de niveau mondial et une bonne profondeur, tandis que Johannesburg n’est crédité que d’une notoriété de niveau local malgré une bonne diversification des services.
Avec cette entrée dans le classement très prisé du GFCI, c’est toute la stratégie menée conjointement depuis plusieurs années par les secteurs public et privé marocains pour mettre le pays au niveau des principaux pays émergent qui est saluée.
Reste maintenant à maintenir le cap des réformes, notamment en matière de climat des affaires et d’ouverture, pour entrer dans le Top 40 du classement et devenir la 1ère place financière africaine.
Le rapport complet est consultable sur le site.
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