Air France-KLM a poursuivi son redressement en 2013
Air France-KLM a poursuivi son redressement en 2013 avec des résultats globalement en amélioration, et est parvenu à dégager un bénéfice d'exploitation de 130 millions d'euros, repassant ainsi dans le vert au niveau opérationnel, malgré un contexte économique toujours morose.
« L'année 2013 a marqué une étape importante dans le redressement du groupe », a commenté le PDG du groupe aérien franco-néerlandais Alexandre de Juniac. « Nous avons bénéficié de la mise en place des nouvelles conditions de travail adoptées par l'ensemble de nos collaborateurs et des projets industriels lancés dans toutes nos activités », a-t-il ajouté. Le groupe, numéro 2 européen derrière Lufthansa, subit la vive concurrence des compagnies à bas coûts en Europe et l'offensive des compagnies asiatiques et des transporteurs du Golfe sur son réseau long-courrier. Il avait dû se résoudre à lancer des mesures d'économies drastiques il y a deux ans pour mettre fin à l'hémorragie financière.
Ce plan triennal, baptisé Transform 2015, s'est notamment traduit par deux plans de départs volontaires au sein de l'entité Air France (5.122 postes en 2012 et 2.800 supplémentaires annoncés en 2013). « Entre 2011 et 2015, ce sont près de 10.000 postes qui auront été supprimés », a indiqué Alexandre de Juniac. A fin 2013, le groupe dans son ensemble comptait lui un peu moins de 97.000 personnels contre 106.000 en 2011. L'an passé, le groupe est parvenu à réduire son endettement « au-delà des objectifs initiaux », a indiqué le PDG. Cette dette nette, qui menaçait d'asphyxier le groupe en 2011, s'est établie à 5,3 milliards contre 5,9 milliards à fin 2012, soit une diminution de 618 millions.
La perte nette du groupe franco-néerlandais s'est toutefois creusée à 1,83 milliard l'an dernier contre 1,22 milliard en 2012, mais pour un motif purement technique : une « dépréciation d'actifs d'impôts différés », a expliqué le nouveau directeur financier Pierre-François Riolacci. « Cette dépréciation n'entraîne aucune sortie de trésorerie supplémentaire, ni présente, ni future, et n'affecte ni la liquidité, ni la solvabilité du groupe », a-t-il insisté.
(Avec AFP)
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