Filière de l'amande marocaine : surfaces plantées et production en hausse
Les surfaces plantées, en constant développement, aboutissent à une augmentation de la production de 20% entre 2008 et 2013. Les exportations ont toutefois reculé de 29% et les importations de 25%.
Après l’olivier, l’amandier est la variété fruitière qui occupe le plus de superficie au Maroc. Elle avoisine 151.000 ha en 2012 contre 134.000 ha en 2008, soit un accroissement de 13%. 50% de cette superficie est concentré sur les régions de Taza, Al Houceima, Taounate et Sous Massa Drâa.
Une superficie qui est appelée à croître dans les années à venir grâce au Plan Maroc Vert et les efforts entrepris sur la filière dans le cadre des programmes de diversification des cultures menés par le Département de l’Agriculture, en particulier à travers la reconversion des céréales vers des filières à haute valeur ajoutée telles que l’olivier, l’amandier ou le figuier.
La production en hausse de 20% entre 2008 et 2013
En matière de production, la filière a connu une nette croissance passant de 72.000 t en 2008 à 104.000 t en 2013, soit une croissance de 20%. La plus forte productivité est enregistrée dans les régions de Fès et Meknès avec 30% de la production nationale, quoique la région représente à peine 6% de la superficie productive globale d’amandier.
L’écart de productivité provient majoritairement de la conduite technique et du mode de d’irrigation pratiquée.
Depuis 2011, le prix moyen au kg est de 46 DH. Entre 2008 et 2009, les prix ont fortement chutés (-27%) à cause de la forte hausse de la production. Le Marocain n’est pas un très grand consommateur d’amandes. En 2009, la consommation moyenne a été de 0,40 kg par an et par habitant !
Les amandes sont surtout produites par les petits producteurs
A l’instar de toutes les plantations au Maroc, la production des amandes est largement dominée par les petites exploitations de moins de 1 ha : elles représentent 80% des exploitations et génèrent une dispersion de l’offre.
La commercialisation des amandes se fait selon un schéma traditionnel. En tête de chaîne, il y a les collecteurs qui opèrent dans les souks hebdomadaires des régions de production. Ils vendent à des collecteurs de taille supérieure (semi grossistes) qui gèrent des magasins dans les chefs lieux des régions de production. La production agrégée est ensuite vendue aux grossistes des grands centres de consommation, principalement dans la ville de Casablanca. Il n’y a pas un marché de gros bien identifié, mais des transactions de gros.
L’UE concentre plus de 90% des exportations
Le Maroc exporte exclusivement des amandes amères sèches décortiquées. Le volume des exportations a diminué de 29% entre 2010 et 2012 pour s’établir à 889.000 t. Par ailleurs, la valeur des exportations sur la même période a baissé de 8% et a généré 4,9 millions de dollars en 2012. L’effet prix positif sur le marché mondial a bien profité à l’amande marocaine.
Si généralement l’Union européenne concentre plus de 90% des exportations, l’Allemagne importe 59% des volumes d’amandes exportées.
Les importations chutent de 25% entre 2010 et 2012
Les importations concernent les amandes douces fraîches et sèches sans coque. Elles ont diminuées de 25% entre 2010 et 2012 pour s’établir à 484.000 t, soit un niveau deux fois inférieur aux exportations. Les Etats-Unis restent le premier fournisseur au marché national, avec 81% des volumes importées.
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