Exclusif. Les premiers détails sur la couverture contre les hausses du pétrole
L’assurance souscrite par l’Etat permet de se prémunir des répercussions d’une hausse trop forte des cours du pétrole. Elle coûtera 500 millions de DH à l’Etat la première année.
C’est un peu passé inaperçu et pourtant c’est essentiel. Le nouveau système d’indexation partielle des produits pétroliers sur les cours internationaux repose en partie sur le hedging, la couverture contre le risque de hausse, que l’Etat vient de contracter.
Cette couverture, qui est déjà effective, va coûter 500 millions de DH pour la première année. Elle couvrira les hausses au-delà de 120 dollars le baril, jusqu’à un niveau que les parties prenantes refusent pour le moment de communiquer. Elle ne couvrira que les hausses, et si baisse il y a, elle profitera uniquement au consommateur.
En d’autres termes, entre 105 et 120 dollars le baril (prix approximatif, en raison des fluctuations dirham-dollar), le consommateur final paiera la variation, soit environ une plage de un dirham de différence le litre de gasoil ou d’essence.
Au-delà de 120 dollars, la couverture entre en jeu ; ni l’Etat ni le consommateur ne paient. En dessous de 105 dollars (approximativement), il y a une baisse des prix à la pompe.
Le montage de cette couverture a été réalisé avec trois banques marocaines : Attijariwafa Bank, BMCE et la BCP. Les trois banques ont des partenariats avec des banques étrangères qui elles, vendent ce produit, nous explique Driss El Azami, le ministre du budget.
Pour lui, le Maroc a pu bénéficier des meilleures conditions du marché.
Les banques percevront une commission de 4%. Pour M. El Azami, un point important et non négligeable de ce montage, c’est que les banques marocaines pourront acquérir de l’expertise dans ce nouveau produit pour éventuellement l’exporter par la suite, par exemple vers l’Afrique.
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